Toute sa vie,
Robert Tatin cherchera à « fertiliser » les couleurs
de la Polynésie au travers
de croquis (du fusain au pastel et même au stylo Bic) et de
tableaux (gouaches et huiles) – scènes peintes de mémoire
ou visions idéalisées.
Les foules polynésiennes ont donc toutes été
réalisées plusieurs années après son premier
séjour à Tahiti
(1950-1957).
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Fête tahitienne, Port-Vila, 1971.
Gouache, 56 x 77 cm. MTI. |
14 juillet à Papeete,
Tahiti. Non daté.
Gouache, 50 x 65 cm. |
Il reprendra plusieurs fois les mêmes scènes
comme le « Bal du 14 juillet », dont on connaît au
moins trois versions. En revanche, scènes de rue, marchés
et vie foisonnante au bord de l’eau aux Nouvelles-Hébrides (Vanuatu)
ou en Indonésie
ont pour la plupart été peintes sur les lieux mêmes
où Tatin les a observées et vécues, tout au long
de dans son itinérance dans le
Pacifique.
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Départ d’un
bateau à Papeete en 1950. Non daté. Huile,
60 x 136 cm. |
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Départ d’Éric
de Bishop, Nouméa. Non daté. Huile, 42 x 59
cm. MTI. |
Ce n’est
sans doute pas un hasard si le thème du départ
sera souvent repris après qu’il eût quitté
Tahiti
pour Nouméa,
à son immense regret. |
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Ci-dessus un tout autre style
de départ, qui se réfère à un
épisode de la vie
coloniale. Tatin avait été bouleversé
par cet embarquement forcé, à Nouméa
(le 30 décembre 1960) de la main-d’œuvre
vietnamienne qu’on renvoya brusquement à leur
pays lorsque s’étendit la guerre de la France
au Vietnam. (Cette scène a été peinte
trois ans plus tard à Port-Vila, aux Nouvelles-Hébrides (Vanuatu)
où le peintre s'était installé.)
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| Le départ des Vietnamiens,
Port-Vila, 1963. Huile, 69 x 99 cm. MTI. |
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Tatin n’a pas été
tendre avec la société blanche calédonienne.
Ses seuls amis français ou étrangers ont été
des artistes comme lui, ou des amis de la peinture. Son
regard sans préjugés s’est porté
en revanche avec tendresse sur la vie des « natifs
», comme dans cette scène nocturne à
Nouméa. |
| Nuit sous le réverbère.
Nouméa. Non daté. Huile, 41 x 65 cm. MTI. |
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Santo, Anatom, Tanna… Esquisses peintes
sur le vif
au fil des découvertes des îles
de l’archipel
des Nouvelles-Hébrides (Vanuatu). Carnets hébridais. |
Vers 1965. Robert Tatin parmi ses amis
hébridais,
qu’il aima fraternellement.
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Lagon d’Erakor, Port-Vila. Vie bruissante
sur l’eau et au
bord de l’eau. Activités et pirogues ont aujourd’hui
disparu, tout comme la cabane
de Tatin que l’on aperçoit au fond à droite.
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Arrivée des pirogues
à Eluk (Port-Vila), Eluk, 1974.
Huile, 94 x 122 cm. Gouvernement de Vanuatu. |
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| Place du marché,
Port-Vila, 1970. Huile, 50 x 64 cm. |
Marché au bord de mer, Mallicolo, 1977. Huile,
77 x 110 cm. MTI |
Vietnamiens au marché, Port-Vila, 1963. Huile,
61 x 88 cm. MTI |
Marché de Port-Vila, Port-Vila.
Gouache, 50 x 65 cm. MTI. |
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Deux visages de Balinaises.
Scènes familières de Bali sur fond d’océan.
Crayon de couleur sur papier millimétré, Carnets
indonésiens, 1976.
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Extrait des Carnets indonésiens (1976)
:
« (À Bali) Le pays est très peuplé, certainement
plusieurs millions. Denpasar la capitale est très animée
– et l’Asie avec ses marchés, ses commerces et tous
les métiers divers, a vraiment un cachet très particulier.
En aucun cas je regretterai d’avoir vu ça. »
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Foule à Denpasar, Bali,
Carnets indonésiens, 1976. |
Marché à
Denpasar, Bali. Non daté.
Crayon de couleur, 50 x 65 cm. MTI. |
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Balinaise
au marché et Marché de Denpasar. Esquisses,
Carnets indonésiens, 1976-1977. |
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